28 août 2007

L'odeur des livres

Tous les passionnés de lecture le savent : les livres ont une odeur. Or, cette qualité est insensible dans les librairies en ligne. Pour relancer les ventes d'ouvrages sur Internet, le site CafeScribe.com a annoncé, mercredi 22 août, la création du "premier livre électronique odorant au monde".

A partir du mois de septembre, les clients de ce site américain devraient recevoir en plus de leur commande un autocollant au parfum de "vieux livre". "Collé sur l'ordinateur, il donnera aux livres électroniques la même odeur de suranné que les clients apprécient avec leurs vieux livres imprimés, sans aucun résidu d'ADN comme on en trouve souvent collé aux pages de livres qui ont été très utilisés", précise le patron de CafeScribe, Bryce Johnson.

Selon une étude menée auprès de 600 étudiants entre le 15 et le 21 août par l'institut de sondage Zogby International, 43 % des personnes interrogées considèrent que l'odeur d'un ouvrage ou d'un objet est une qualité essentielle. Six étudiants sur dix préfèrent acheter des livres d'occasion plutôt que des livres neufs ou au format électronique bien que ceux-ci soient un tiers moins chers. - (Reuters.)

Le Monde, article paru dans l'édition du 26.08.07.

20 juillet 2007

Pour que vive la politique du livre

Le rapport de Sophie Barluet est en ligne.
Synthèse de onze tables rondes qui ont réuni entre septembre 2006 et février 2007 plus de 200 professionnels, il offre sur 148 pages une réflexion de fond et propose 50 actions pour faire vivre la chaîne du livre en intégrant ce qu'il est convenu d'appeler la révolution numérique. Auteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires, associations... tous participent à ce système qui permet qu'un lecteur rencontre une texte et c'est à une véritable approche systémique qu'invite ce rapport.
Pour le télécharger (pdf), cliquer ici

03 juillet 2007

L'amour est très surestimé


"Quand je vois autour de nous le vertige des naufrages amoureux, l'illusion de la liberté tant convoitée, le fantasme de l'instant exalté, de la jouissance sans limites, quand j'entends les conversations alimentées par la douleur d'aimer ou de ne plus aimer, quand je lis tous les livres où s'inscrivent les stigmates de l'échec, où se déploie l'esthétique de la perte (...)."

01 juillet 2007

Benoît XVI enfin en phase avec Georges Brassens

Tempête dans un bénitier
Le souverain pontife avecque
Les évêques, les archevêques
Nous font un satané chantier

Ils ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
A la fête liturgique
Plus de grand's pompes, soudain
Sans le latin, sans le latin
Plus de mystère magique
Le rite qui nous envoûte
S'avère alors anodin
Sans le latin, sans le latin
Et les fidèl's s'en foutent
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin

Je ne suis pas le seul, morbleu

Depuis que ces règles sévissent
A ne plus me rendre à l'office
Dominical que quand il pleut

Ils ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
En renonçant à l'occulte
Faudra qu'ils fassent tintin
Sans le latin, sans le latin
Pour le denier du culte
A la saison printanière
Suisse, bedeau, sacristain
Sans le latin, sans le latin
F'ront l'églis' buissonnière
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin.

Ces oiseaux sont des enragés
Ces corbeaux qui scient, rognent, tranchent
La saine et bonne vieille branche
De la croix où ils sont perchés

Ils ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
Le vin du sacré calice
Se change en eau de boudin
Sans le latin, sans le latin
Et ses vertus faiblissent
A Lourdes, Sète ou bien Parme
Comme à Quimper Corentin
Le presbytère sans le latin
A perdu de son charme
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin

30 juin 2007

Salope !

Pourquoi le paraphraser puisque c'est exprimé si clairement ? J'ai juste corrigé l'orthographe :)

"Serait-il désormais interdit de prononcer ce mot en privé ? Serait-il illégal de considérer que quelqu'un le mérite? Sera-t-il un jour nécessaire de dénoncer à la police toute personne qui l'aurait employé dans une conversation intime ? On pourrait le croire à entendre les réactions après les propos de M. Devedjian. Je ne le connais pas. Je ne connais pas non plus Madame Comparini. Je n'ai pas la moindre idée de la raison qui peut l'amener à penser cela d'elle. Mais c'est son droit de penser ce qu'il veut de qui il veut ; et il est honteux de laisser s'installer l'idée qu'il est licite de mettre sur la place publique toute conversation privée. Il serait honteux d'accepter que, désormais, nous vivions sous le règne de la transparence absolue. C'est la définition même du totalitarisme. Les hommes politiques l'ont sans doute un peu cherché, en mettant leur vie privée sur la place publique, mais il ne faut pas accepter la dictature de la transparence. Nos sociétés nous y conduisent déjà par les technologies. Il ne faudrait pas, en plus, qu'une morale naive nous y précipite."
Jacques Attali

22 juin 2007

Pays Perdu

Des difficiles relations de la littérature avec la réalité, une histoire édifiante, celle de Pierre Jourde et du village de Lussaud. La chroniqueur du Monde en parle sur son blog et elle renvoie elle-même à ses propres articles du journal. Je trouve ça passionnant, même si je dois avouer que j'ai eu du mail à terminer Pays Perdu, une merveille d'écriture qui montre que l'écriture n'est pas la finalité de l'écriture et que ce qui fait la littérature c'est le point de vue humain. On rêve d'un addenda à Littérature sans estomac. Peut-être Littérature sans coeur ?

11 juin 2007

Le boulevard du temps qui passe

Jean-Philippe s'exerce à l'art (délicat) du bloggueur. Voilà un boulevard qui n'est pas périphérique et mérite le détour.

09 juin 2007

Une bonne nouvelle

"Dans le monde parfait que beaucoup s'efforcent de construire les gens comme moi ne souffriront plus. On aura trouvé le moyen de les supprimer in utero. Je me demande tout de même jusqu'à quel point c'est rassurant."

Cioran, L'évangile du siècle à venir (inédit)