30 août 2005

En Marge : de D. Wagoner à R. Wright

• David Wagoner
« le poète David Wagoner » p. 51

• Diane Wakoski
« Nous avons [Gerber et moi] publié [dans la revue littéraire Sumac] un certain nombre de poètes, y compris Robert Duncan, Charles Simic, Hayden Carruth, Gary Snyder, Galway Kinnell, Richard Hugo, Diane Wakoski et James Welch, mais ce labeur a fini par avoir raison de nous (…) » p. 341

• Derek Walcott
« Un jour que je déjeunais avec Louis et Derek Walcott (…) Walcott m'a dit (…) que contrairement à Simpson, plus rien de bon ne sortirait jamais de nous deux.  » p. 329

• Burton Watson
« Souvent les textes bouddhistes sont tout aussi soporifiques, aux notables exceptions des traductions modernes comme celles de Thomas Cleary, du roshi Nelson Foster ou de Burton Watson. » p. 186

• Alan Watts
« Cette expression [un diagramme de flux] m'a aussitôt évoqué une espèce de mystère dans le style d'Alan Watts ou des autres livres que j'avais lus sur le Tao […]. » p. 261

• Eliot Weinberger
« Je passais aussi beaucoup de temps avec mon étudiant préféré, Eliot Weinberger qui (…) en plus de son propre travail, a ensuite traduit l'œuvre de Octavio Paz et de nombreux autres célèbres poètes hispanophones. » p. 328
« Mon étudiant Eliot Weinberger s'était déjà fait tabasser lors d'une manifestation. » p. 333

• Herbert Weisinger
« Herbert Weisinger se situait dans la grande tradition des érudits européens qui a vu son plein épanouissement lorsque certains réfugiés de la Seconde Guerre mondiale ont rejoint les universités américaines. » p. 313
« Herbert [Weisinger] est toujours l'homme le plus brillant que j'ai jamais rencontré, parfaitement à l'aise dans l'œuvre de Shakespeare, mais aussi comme mythographe ou spécialiste de l'histoire de l'art […]. » p. 313
« [Le] meilleur ami [d'Herbert Weisinger] en dehors de sa femme, Mildred, était un poète canadien jouissant d'une certaine réputation, A. J. M. Smith, qui avait connu Malcolm Lowry, l'auteur du célèbre Au-dessous du volcan. » p. 314
« [Les] vieux amis [d'Herbert Weisinger], tels Panofsky à Princeton, le critique Kenneth Burke, Joseph Campbell ou l'anthropologue Loren Eiseley, étaient seulement cités sous la forme de brefs traits d'esprit, et jamais par vanité. » p. 314
« Quand je me sentais mentalement vulnérable, je lisais Karen Horney, Adler ou encore plus souvent Jung, alors que Herbert [Weisinger] était plus freudien que moi. » p. 314
« Je connaissais Herbert Weisinger depuis des années, mais je n'étais pas préparé au plaisir que j'allais prendre à la fréquentation de tant d'intellectuels juifs qui parlaient d'idées comme s'il s'agissait d'organismes vivants. » p. 316

• James Welch
« Nous avons [Gerber et moi] publié [dans la revue littéraire Sumac] un certain nombre de poètes, y compris Robert Duncan, Charles Simic, Hayden Carruth, Gary Snyder, Galway Kinnell, Richard Hugo, Diane Wakoski et James Welch, mais ce labeur a fini par avoir raison de nous (…) » p. 341

• Eudora Welty
« Oxford, [Mississippi] était la ville de William Faulkner, qui se trouve là-bas avec Herman Melville. […] L'Etat du Mississippi possède apparemment l'héritage littéraire le plus riche de toute l'Amérique, quand à Faulkner s'ajoutent les noms de Eudora Welty, Walker Percy, Willie Morris et aujourd'hui ceux de Shelby Foote, Barry Hannah, Larry Brown, parmi d'autres. » p. 231
« Je me souviens d'une étrange expérience que j'aie vécue en compagnie de mon père et qui […] m'a poussé à écrire une nouvelle dans un style où je pastichais Flannery O'Connor et Eudora Welty. » p. 297

• Robert White
« Je suis très vite devenu ami avec Robert White qui enseignait dans le département d'histoire de l'art. Robert était le petit-fils de l'architecte Standford White […] et il nous a invités à dîner avec William et Rose Styron ainsi que Deborah et Peter Matthiessen. […] J'ai entendu dire que Bobby White avait été à l'origine du livre de Styron intitulé La Proie des flammes. » p. 317

• Walt Whitman
« Le jeune homme qui à seize ans sentait son cerveau transfiguré par Keats et Whitman » p. 11
« Byron a été supplanté par Keats et Walt Whitman, Sherwood Anderson, Faulkner et des biographies désespérément romantiques d'artistes, tel le Jean-Christophe de Romain Rolland. » p. 46
« Quand je pense à mes héros de jeunesse comme Rimbaud, Richard Wright, Dostoïevski ou Walt Whitman, je suis moins surpris par mon comportement de l'époque. » p. 63
« Whitman dit que les poètes doivent "glisser un rire sauvage dans la gorge de la mort". Certes, mais comment fait-on ? » p. 96
« Vous ne vous rappelez pas le moindre vers de Yeats, de Lorca ou de Whitman, seulement cette chansonnette fongoïde, aussi hideuse que le jus de carotte que vous avez commandé pour vous refaire une santé au petit déjeuner […]. » p. 123
« Whitman croyait que les poètes devaient "glisser un rire sauvage dans la gorge de la mort". » p. 176
« On pouvait bien trouver héroïque le fait de réchauffer une boite de soupe dans le lavabo de ta piaule louée cinq dollars par semaine, car tes motivations venaient de John Keats, de Walt Whitman et d'une douzaine d'autres géants. » p. 225
« On avait le droit de dire "Melville, Whitman et Faulkner", mais on ne pouvait pas ajouter un autre nom propre, surtout si l'écrivain était vivant. Ensuite, j'ai parfois été tenté d'inclure Nabokov et Saul Bellow […]. » p. 280
« Nous voulions écrire ce texte ensemble [une critique du roman de McGuane intitulé Le Club de chasse] dans la grande tradition de Walt Whitman qui écrivait lui-même ses meilleures critiques. » p. 343

• John Wieners
« La poésie prospérait dans toute la région de Boston à cette époque et j'imagine que c'est toujours le cas. Je me rappelle le pittoresque et très brillant Garett Lansing, l'orphelin John Wieners, James Tate, Fanny Howe, Michael Palmer, Clark Coolidge et beaucoup d'autres. » p. 301

• Edmund Wilson
« (…) quand John Updike a publié dans le New Yorker une critique des journaux d'Edmund Wilson, il a isolé un passage où Wilson regrettait les milliers d'heures consacrées aux événements sociaux du monde des lettres, cocktails, dîners, missions diverses, rencontres, lectures, cérémonie de remises de prix, conférences, etc. » pp. 322-323

• Owen Wister
« En plus de ces balades au grand air, il y avait les livres que mon père me transmit à partir de sa propre jeunesse, des livres d'Ernest Thomas Seton, James Oliver Curwood, Fenimore Cooper, les œuvres des redoutables baratineurs que sont Horatio Alger et Zane Grey, celles de Owen Wister, auxquelles s'ajoutèrent plus tard les romans du monde sauvage de Hervey Allen et de Walter Edmonds qui écrivit Drums Along the Mohawk. » p. 235

• William Carlos Williams
« J'avais commencé à lire Hart Crane, Rilke, Lorca et W. C. Williams, tous écrivains qui se disputaient mes suffrages, et dans mon journal intime les divagations à la Schopenhauer ou à la Nietzsche se raréfièrent pour laisser place à des images physiques tirées de mon expérience. » pp. 97-98
« J'y ai trouvé [dans la bibliothèque Widener de Harvard] la Prose du Transsibérien de Blaise Cendrars dans la traduction de John Dos Passos, un livre mentionné par William Carlos Williams, l'un de mes auteurs préférés, et sur lequel Henry Miller avait écrit dans Les livres de ma vie. » p. 277
« (Je choisissais chaque jour) un romancier ou un poète nouveau sur lequel méditer tandis que je me débattais dans les embouteillages et sur les petits routes inconnues. Mes journées se partageaient ainsi entre William Carlos Williams, Melville (surtout Billy Bud, un roman qui me troublait beaucoup), Kierkegaard, Tourgueniev, Dos Passos, Rilke, Lorca, Céline (qui ne suscitait pas une bonne attitude de vendeur, le journaliste Dwight McDonald, John Steinbeck et de nombreux autres. » p. 293
« (…) tout ce qui s'écrit en dehors de New York est par définition "régional", même William Carlos Williams dans le New Jersey. » p. 325

• Tennessee Williams
« Bon nombre des écrivains majeurs comme Tennessee Williams et Jimmy Merrill ainsi que des douzaines d'autres étaient gay, mais cela ajoutait à l'atmosphère ambiante l'énergie de la rébellion. » p. 344
« Un jour que j'étais assis à côté de Tennessee [Williams] dans un vol pour New York, aiguillonnés par les cocktails matinaux, nous avons parlé très fort en faisant toutes sortes de bêtises (…) » p. 344

• E. O. Wilson
« […] la terre sous mes pieds, qui selon E. O. Wilson abrite un milliard de bactéries dans chaque cuillère. » p. 80
« […] aidé par la lecture de Neural Darwinism de E. O. Wilson et Harold Edelman, et les œuvres des écrivains scientifiques David Quammen, Timothy Ferris, Gary Nabham et d'autres textes, la plupart mal digérés, sur la botanique, le génome humain et l'agriculture. » pp. 186-187
« Que vous lisiez E. O. Wilson ou Jean-Henri Fabre, vous êtes attiré parmi les délices innombrables des plus petites créatures. » p. 243

• Edmund Wilson
« […] des coups de téléphone en pleine nuit où l'on affirme sans ambages que Henry James se masturbait très certainement pour écrire Un portrait de femme, ou qu'Edmund Wilson n'est certainement pas aussi brillant qu'il le croit, ou encore que lue avec attention la prose de William Dean Howells est fascinante. » p. 258

• Wittgenstein
« Je crois que c'est Wittgenstein qui a dit que le vrai mystère c'est que la Terre existe. » p. 79
« Me voici de nouveau attiré par Wittgenstein et le mystère, assez élémentaire, de l'existence du monde […]. » p. 86
« […] lire Wittgenstein et une pile de manuels d'instruction civique. » p. 148

• Wordsworth
« Wordsworth dit que "l'enfant est le père de l'homme" et c'est probablement une très bonne chose qu'enfants nous ignorions cette vérité. » p. 236
« J'ai presque ressenti la même émotion [que lorsque je me suis approché de tous les lieux importants fréquentés par Keats,] dans le comté des lacs, à cause de Wordsworth dont j'adorais Le Prélude. » p. 346

• James Wright
« Olson […] exerçait sur moi une grande fascination, même si - je l'avais remarqué - les habitués de la librairie Grolier ne l'estimaient pas particulièrement, car ils lui préféraient les poètes universitaires de la côte est. Mes propres goûts me portaient davantage vers l'ouest, vers James Wright, Robert Bly, et jusqu'à la Californie, avec Robert Duncan et Gary Snyder, un groupe disparate dont la seule cohérence se trouvait dans mon esprit. » p. 280
« […] je pense à Robert Duncan qui évoque le mieux l'expression "naturellement envapé", ou à Gary Snyder qui jouissait d'une stabilité sans faille malgré la quantité d'alcool qu'il buvait, tandis que Charles Olson, Theodore Roethke, Robert Lowell, James Dickey et James Wright semblaient tous voués à une inéluctable autodestruction. James Wright, en particulier, semblait affligé d'un démon personnel et unique qu'il a réussi à mâter longtemps avant sa mort. » p. 309
« James Wright fut vraiment merveilleux, mais à cette époque, il ne buvait plus. Nous tenions à ce que l'atmosphère restât feutrée, à cause des nerfs hypersensibles de Wright. Ma mère (…) fut ravie par la courtoisie avec laquelle Wright lui récité de nombreux poèmes qu'il connaissait par cœur. » pp. 326-327
« (…) j'étais assis entre Wright et W.H. Auden lors d'un dîner dans le palace Drue Heinz de l'East River. J'ai accepté de changer de place avec Wright qui mourait d'envie de s'asseoir près d'Auden pour parler avec lui d'Edward Thomas et d'autres poètes anglais. » p. 327
« Wright avait semblé chagriné de m'entendre parler avec Auden de son poème gay, Platonic Blow (…) » p. 327

• Richard Wright
« Quand je pense à mes héros de jeunesse comme Rimbaud, Richard Wright, Dostoïevski ou Walt Whitman, je suis moins surpris par mon comportement de l'époque. » p. 63

La route du retour :

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